J’ai oublié la chose la plus importante au monde!

Je me dois de vous dire, qu’en général, ça roule! En général, tout va comme sur des roulettes. Mais, dernièrement, je me suis laissée envahir.  Envahir par des symptômes, des caractéristiques, des éléments qui ne sont pas miens.  Des éléments qui ne m’appartiennent en rien.  Je suis plutôt une personne organisée, motivée, dynamique et capable d’aller jusqu’au bout des choses!  Mais, là, je me sens contaminée.  Et je suis très en colère.  En colère de ne pas avoir été capable de conserver ma bulle.  Cette bulle si précieuse à mon bien-être, cette bulle qui m’empêche d’être contaminée, celle qui me permet de garder mon espace.

 

Ma responsabilité

C’est quand même difficile à expliquer. Et j’en suis la seule responsable.  Je me suis laissée étouffer, asphyxier. Cela me suit du matin au soir, telle mon ombre.  Alors qu’auparavant je pouvais l’avoir sous les yeux, comme une observatrice qui avait un pouvoir d’action. D’actions sur les symptômes et d’actions certaines sur ma façon de le vivre, le ressentir et de créer mon espace.

Un espace physique parce que ça peut te mettre le bordel dans une maison de façon quasi instantanée.  Un espace psychologique parce que ça peut devenir extrêmement envahissant d’être la structure organisationnelle de 4 personnes, particulièrement quand 3 d’entre elles sont parfois tellement désorganisées que ça peut prendre 2 jours préparés 5-6 affaires pour une activité de quelques heures.  Vous voyez le genre?

 

Des multiples visages

Alors voilà, j’habite avec 3 personnes ayant un trouble déficitaire de l’attention. Le fameux TDAH au mille visages.  En tout cas ici, il a trois visages bien distincts. Trois magnifiques visages il faut dire. Trois visages que j’adore.  Que j’aime de tout mon cœur. Je dis bien qu’ils ont un TDAH. C’est à dire que cela occupe une partie de leur personne.  Pas leur entièreté.  Que ce sont des personnes avec des belles valeurs, de grandes forces et que cela crée un équilibre dans plusieurs facettes de notre vie.

 

Pourtant, quand je baisse la garde, quand je suis plus vulnérable et que je me laisse envahir, j’ai l’impression qu’ils sont un TDAH.  Que l’entièreté de leur personne est représentée par ce trouble. Que,  dans ma perception, leurs défis prennent plus de place que leurs forces.  C’est un signe pour moi. Un signe qui généralement m’indique que je suis passée tout droit.  Que je n’ai pas pris soin de moi. Et ça, ce n’est pas bon.  Pas bon du tout.

 

Quand je me sens comme ça, j’ai l’impression de devenir celle qui n’y connaît rien en la matière et qui va même penser qu’ils sont de mauvaise foie, qu’ils font ce qu’ils font parce qu’ils n’ont rien à cirer des règles de la maison, d’être capable de vivre avec d’autres personnes de façon respectueuse, de respecter l’espace commune et individuelle.  Je vous le dis, ce n’est pas beau comme façon de voir les choses. Et par dessus tout, je ressens un grand sentiment d’urgence, de rattrapage, un état de survie.  Wouach!

 

La stratégie

Et là, je le sais.  La seule façon que cette ombre redevienne lumière est de prendre soin de moi.  Mais encore là, ce n’est pas chose facile.  Ce fameux TDAH et ses symptômes multiples sont persévérants.  On pourrait même lui en donner une médaille!

 

La première étape pour moi est de reconnaître ma responsabilité.  Cette étape est faite.  La deuxième est de réaliser la chose la plus importante : prendre soin de moi. Cette étape est faite.  Alors il me reste à la planifier et à l’exécuter.  C’est plus corsée mais je sais que je suis capable.  J’ai l’expérience!  

 

Donc voici comment ça se traduit pour reconstruire cette bulle si essentielle.  Je me mets à l’agenda.  Pas n’importe comment.  Des choses pour moi.  De moi à moi.  Et non seulement je m’y mets, mais je mets des choses qui font que je me retrouve.  Des choses que j’aime moi. Ce n’est pas pour moi d’avoir le temps d’écouter la télé le soir, de toute façon dans une passe comme ça, je m’endors dessus en l’espace de 5 minutes. C’est plutôt de voir des amis, d’écrire comme je le fais maintenant, de planifier des actions bénévoles totalement différentes de ce que je vis, de me trouver un coach qui m’accompagnera dans mon réalignement, d’aller profiter de un, deux, trois massages…

 

Donc je me lance.  Je me choisis.  C’est bon pour moi, c’est bon pour mes enfants, c’est bon pour mon conjoint et c’est bon pour ma famille!

 

Et je vous lance le défi de vous mettre à votre agenda.  De vous choisir.  Un élément à la fois.  Dès le premier événement pour vous, vous sentirez la différence. Go!

 

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