Demander une contribution financière à son enfant adulte qui habite chez soi?

Pour ma première chronique, j’ai opté pour un sujet qui risque de soulever les passions : doit-on ou non demander une pension à son enfant adulte qui habite chez soi et qui n’est plus aux études?

Fière maman de 3 garçons (18, 15 et 8 ans), je suis désormais arrivée à cette étape avec mon aîné. Je peux presque vous entendre me demander : Josée, est-ce que ton fils te donne une « pension »?

Eh bien oui! Et en voici les raisons, que vous jugerez bonnes ou non, car je crois qu’il n’y a pas de mauvaises réponses sur ce sujet.

 

Dans mon temps…

Mais d’abord, petit récapitulatif sur ma propre expérience, dans « mon jeune temps ».

J’ai quitté le domicile familial à 17 ans (non, mais à quoi j’ai pensé?), abandonné mes études après un an de cégep (non, mais sérieux, À QUOI J’AI PENSÉ???), pour finalement rentrer au bercail à 18 ans, avec un boulot à plein temps au salaire minimum (et en 1994, ce n’était vraiment pas beaucoup!).

Bref, mes parents ont accepté que je revienne, mais comme que je n’étais pas aux études et que je travaillais, ils jugeaient bon que je contribue financièrement.

Ma mère doit bien rigoler dans sa tombe aujourd’hui, car je lui avais alors dit que je ne demanderais JAMAIS à mes enfants de me verser une contribution…je vous rassure, j’ai repris mes études depuis et je détiens maintenant 2 diplômes universitaires. Comme quoi tout n’est pas perdu lorsqu’on décroche de ses études!

Mon cher fiston… c’est à ton tour…

Bref, je m’égare un peu. Fiston a décidé, après l’obtention de son diplôme d’études secondaires, de tester le marché du travail au lieu de poursuivre sa formation. Il travaille donc depuis ce temps, à environ 35 heures par semaine, et il se cherche encore – à 18 ans, c’est normal un peu non? –, mais semble pencher pour le travail humanitaire.

Toutefois, j’ai toujours dit à mes fils que tant qu’ils étaient aux études, ils pouvaient demeurer à la maison et que je ne leur demanderais rien (hormis leur participation aux tâches ménagères quand même!), mais que s’ils abandonnaient l’école, ils devraient alors travailler et participer un tant soit peu au budget familial. Pas question pour moi de garder des « couch potatoes »!

Lorsque j’ai annoncé la nouvelle à fiston, il a trouvé cela tout à fait normal de faire sa part financièrement, et il ne rechigne jamais à la fin du mois à payer son « loyer ». Je précise aussi que mon fils est fort responsable, qu’il met de l’argent de côté et qu’il ne dépense pas à outrance. Mais alors, pourquoi diable la mère indigne que je suis demande-t-elle à son fils de payer pour rester chez elle?

Tout simplement pour qu’il prenne l’habitude de voir l’argent sortir de son compte bancaire et qu’il s’habitue à avoir des obligations financières.

Il peut être tentant pour un jeune – même pour des adultes parfois – de piger dans son bas de laine pour faire une sortie ou une grosse dépense et se retrouver par la suite Gros-Jean comme devant à la fin du mois. De cette manière, ce sera plus facile pour lui de vraiment faire l’expérience de ses obligations en tant qu’adulte.

Mais rassurez-vous : je ne profite pas de mon fils pour m’enrichir, loin de là! La totalité de ce qu’il me verse est mise dans un compte bancaire, que je lui remettrai lorsqu’il décidera de voler de ses propres ailes ou encore de retourner aux études.

Évidemment, il ignore l’existence de ce compte, pour éviter la tentation de me demander une avance de fonds! 😉 Et s’il retourne sur les bancs d’école, il cessera de me verser sa contribution, car il travaillera moins, pour se concentrer sur ses études.

 

Un peu, moyen, beaucoup?!

Mais comment déterminer ce qu’est une contribution juste et équitable? Selon un article paru dans Les Affaires en 2014, une somme équivalant à 20 % des revenus de l’enfant apparaît raisonnable.

En effet, ce montant n’est pas suffisant pour que fiston se sente pris à la gorge, mais il est assez conséquent pour lui faire prendre conscience de ne pas dilapider son chèque de paie et qu’il a des obligations financières à respecter.

Et en fin de compte, tout le monde en sort gagnant : il peut économiser de l’argent en payant moins que s’il était en appartement, et moi je peux voir fiston plus souvent… quand il sort de la grotte qui lui sert de chambre, bien entendu. Parce que bon, ça reste quand même un ado hein?

Et vous? Demandez-vous une contribution financière à vos enfants adultes? Si votre progéniture est plus jeune, envisagez-vous de leur en demander une s’ils ne sont plus aux études et qu’ils travaillent?

Source : http://www.lesaffaires.com/mes-finances/planification/quand-tanguy-passe-a-la-caisse/565173

 

Josée Paquet
Je suis une maman comblée de 3 garçons de 18, 15 et 8 ans qui m’ont fait connaître des joies incroyables et des peines qui l’étaient tout autant. Je suis une rédactrice accomplie depuis une dizaine d’années, maintenant travailleuse autonome. Je suis également une femme comblée avec un conjoint en or, à qui je dirai Oui à l’automne 2017. Mais je suis avant tout une femme avec ses qualités et ses défauts, des forces, des faiblesses et beaucoup de questionnements, qui veut le meilleur pour ceux qui l’entourent et qui ne sait pas toujours comment y parvenir. Bref, une maman comme il en existe des milliers d’autres! À travers mes blogues, je vous ferai partager un peu de mon quotidien et aborderai des sujets qui touchent tous les parents. Vous croyez être la seule à avoir des enfants qui n’en font qu’à leur tête? À culpabiliser parce que ce soir vous leur servez de la malbouffe? Je vous rassure : nous sommes au moins deux!

Site Web : https://lemiroirdelalangue.wordpress.com/

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